Prévue à Oulan-Bator en août 2026, cette conférence internationale intervient dans un contexte critique : la Mongolie elle-même voit plus des trois quarts de son territoire frappés par la désertification.
Cet événement ne se limite pas à un sommet diplomatique pour ses 197 participants. Il constitue une tribune essentielle pour mettre en lumière le rôle des éleveurs, des populations rurales et des jeunes face à la crise climatique. En s’inscrivant dans l’Année internationale des parcours et des pasteurs, la COP17 cherche à formuler des réponses aux enjeux de la restauration des écosystèmes, de gestion durable des pâturages et de résilience face aux sécheresses extrêmes. La Mongolie, porte aujourd’hui cette problématique, en démontrant que la lutte contre la dégradation des terres est indissociable de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale.
Dans ce contexte de mobilisation internationale, la date du 5 décembre 2025 fait écho à la COP17, avec la Journée mondiale des sols. Portée par les Nations unies et la FAO, cette journée rappelle que le sol est un capital naturel non renouvelable à l’échelle humaine, menacé par l’érosion, la pollution et l’urbanisation. Grâce au portail mondial de la FAO, décideurs et citoyens accèdent à une mine de données scientifiques : cartes de fertilité, état des stocks de carbone organique ou directives pour une gestion durable. Ces ressources permettent de comprendre que la santé des sols conditionne directement la qualité de notre nourriture, la filtration de l’eau et la régulation du climat. Elles offrent un cadre global indispensable pour harmoniser les méthodes de surveillance et encourager les pratiques vertueuses partout sur la planète.
En France, cette prise de conscience est portée par l’Ademe avec des outils et des ressources pédagogiques. L’agence ne se contente pas d’alerter ; elle outille les territoires, les agriculteurs et le grand public pour agir concrètement. Son guide scientifique sur la santé des sols vulgarise les mécanismes complexes de la biodiversité souterraine et détaille les pressions spécifiques à notre contexte, comme l’artificialisation galopante ou les pollutions industrielles héritées. Surtout, il propose des leviers d’action immédiats : lutte contre l’imperméabilisation des villes pour redonner sa place à l’eau, adoption de l’agroécologie pour régénérer l’humus, ou gestion forestière respectueuse des structures du sol. Une déclinaison ludique, avec un jeu des 7 familles est accessible dans la bibliothèque en ligne de l’agence.
Mise à jour : décembre 2025


