Réunissant près de 150 professionnels issus des secteurs social, médical et de l’Éducation nationale, l’événement a mis en lumière les enjeux croissants liés à la protection des mineurs victimes de violences psychologiques, physiques ou numériques.
L’UAPED et la cellule académique de lutte contre le harcèlement partagent un objectif commun : améliorer le repérage et la prise en charge des enfants et élèves confrontés à des situations de harcèlement. C’est autour de cette ambition que s’est structuré un partenariat opérationnel présenté tout au long de la journée.
La matinée a été marquée par plusieurs interventions de haut niveau.
Le professeur Chaix, responsable de l’UAPED de Toulouse, l’une des premières unités créées en France, est revenu sur l’évolution de ces structures spécialisées. Il a rappelé combien leur légitimité s’est construite progressivement, tant auprès des équipes hospitalières que des services de police et de justice. Aujourd’hui, ces unités sont pleinement reconnues pour leur rôle essentiel dans la prise en charge spécifique des violences faites aux mineurs ainsi que le docteur Messager de l’UAPED du CHU de Limoges, autre intervenant, a pu en témoigner.
La substitute du procureur de la République du tribunal judiciaire de Limoges, madame Didier, a ensuite apporté un éclairage juridique précis. Elle a rappelé que le harcèlement constitue une infraction pénale clairement définie par le Code de procédure pénale et que la loi prévoit des sanctions adaptées à la gravité des faits.
La Maison de la protection des familles, ainsi que la section opérationnelle de lutte contre les cybermenaces, ont poursuivi les échanges en présentant leurs actions respectives. Elles ont souligné l’importance de la prévention et la nécessité de réponses judiciaires adaptées face aux différentes formes de harcèlement, notamment celles qui se développent en ligne.
L’association e-Enfance est revenue sur le rôle clé de la plateforme 3018, dédiée à l’accompagnement des jeunes victimes. Les intervenants ont expliqué le fonctionnement du dispositif, depuis la réception des signalements jusqu’à l’orientation personnalisée, rendue possible grâce à une application pensée pour un usage simple et immédiat par les adolescents.
L’après-midi a été consacrée à une table ronde animée par la cellule académique de lutte contre le harcèlement, qui a détaillé son fonctionnement interne et ses modalités d’intervention. Un moment particulièrement apprécié a été la démonstration de la méthode de préoccupation partagée (MPPfr), présentée sous forme de mise en situation. La scène, interprétée par une responsable départementale de la cellule de lutte contre le harcèlement et une coordonnatrice pHARe intervenant en établissement, a offert aux participants une illustration concrète de cet outil d’entretien utilisé par les personnels formés de l’Éducation nationale.
Les échanges nourris qui ont suivi ont témoigné de l’intérêt des participants pour les pratiques présentées et de leur engagement commun à renforcer la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes.
Mise à jour : décembre 2025



