Rectorat de l'Académie de Limoges tableau sanfourche galerie


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L’éducation artistique et culturelle repose à la fois sur les enseignements artistiques obligatoires et optionnels, sur les classes à projet artistique et culturel et sur les ateliers artistiques. Les ateliers font partie des activités facultatives.

À côté des enseignements, ils représentent des espaces d’innovation pédagogique et d’engagement artistique. Ils permettent de diversifier les modes de rencontre avec les arts. Une appellation unique - les ateliers artistiques - est désormais adoptée, pour désigner aussi bien les ateliers de pratique artistique des collèges que les ateliers d’expression artistique des lycées. Pour les collèges, un assouplissement du cahier des charges ainsi que de nouveaux modes de financement sont proposés.

CARACTERISTIQUES ET OBJECTIFS COMMUNS AUX COLLEGES, LYCEE D’ENSEIGNEMENT GENERAL ET TECHNOLOGIQUE ET AUX LYCEES PROFESSIONNELS

L’esprit général des dispositifs anciens demeure. Les modalités essentielles sont confirmées. Les ateliers artistiques sont construits autour d’un projet annuel élaboré par une équipe d’enseignants, de partenaires et d’élèves. Les ateliers sont ouverts aux élèves volontaires et contribuent à l’ouverture des établissements sur leur environnement culturel et tout particulièrement sur la vie artistique contemporaine.

L’atelier artistique est ouvert à tous les arts.

Il a pour objectifs :

-  de faire découvrir aux élèves la diversité et la complémentarité des expressions artistiques, par une approche à la fois pratique et critique,

-  de leur ouvrir des perspectives sur leur environnement culturel, - de leur proposer de nouvelles possibilités d’expression artistique personnelle au sein de projets collectifs qui sollicitent leurs capacités d’innovation et d’expérimentation,

-  de développer des situations d’échanges et de débats sur des productions ou de grandes problématiques artistiques,

-  de les sensibiliser aux métiers liés au monde de l’art et de la culture.

Caractéristiques :

-  La pratique est au centre de l’atelier artistique, qui s’enrichit naturellement d’une ouverture sur l’environnement culturel et qui intègre, dans toute la mesure du possible, les nouvelles technologies dans la démarche de création.

-  L’atelier artistique est placé sous la responsabilité d’un enseignant. Ce dernier peut constituer une équipe pluridisciplinaire en s’assurant la collaboration d’autres enseignants.

-  Il est le lieu privilégié du partenariat. Particulièrement souhaitable, mais non obligatoire au collège lorsqu’il s’agit des disciplines artistiques dotées de personnels spécialisés (arts plastiques, éducation musicale), il est indispensable dans tous les autres cas. Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) vérifient la qualification des intervenants relevant du secteur artistique et culturel.

-  L’atelier repose sur un projet annuel lui-même inscrit dans le projet de l’établissement et au service de ses objectifs de contractualisation.

MISE EN OEUVRE ADMINISTRATIVE

L’ouverture des ateliers :

Un comité de pilotage académique partenarial est chargé de la mise en �uvre et du suivi des ateliers artistiques proposés par les établissements scolaires. Ce comité conseille et accompagne les administrations et les équipes, notamment lors des étapes importantes : information, cahier des charges, financements, partenariat, évaluation.

Les projets d’ouverture sont validés par le recteur et le directeur des affaires culturelles, qui décident de reconduire ou non un atelier.

-  L’atelier est ouvert pour la durée d’une année scolaire.

-  Il peut être renouvelé après évaluation.

Le comité de pilotage veille à l’équilibre et à la cohérence des implantations, à la qualité des partenariats, à la complémentarité de l’offre artistique et culturelle dans chaque établissement.

Dans un souci de rééquilibrage géographique et social, l’implantation de nouveaux ateliers sera privilégiée dans les zones rurales, les ZEP.

Les nouvelles modalités spécifiques au collège :

En fonction des choix des élèves (de 4ème et de 3ème) et des enseignants, l’atelier peut concerner un seul domaine artistique, mais peut s’ouvrir, le cas échéant, à d’autres domaines, faisant alors appel à des intervenants qualifiés, dans tous les cas sous la responsabilité de l’enseignant.

Enfin, s’agissant des artistes intervenants, leur rémunération est désormais assumée à parité par le ministère de la culture et le ministère de l’éducation nationale.

Les modalités spécifiques aux lycées d’enseignement général et technologique :

L’atelier accueille des lycéens volontaires tous niveaux confondus et sans distinction de séries.

Ces heures sont placées sous la responsabilité d’un enseignant et peuvent être modulées en fonction du projet : séances hebdomadaires, journées ou semaines banalisées, formules mixtes. L’atelier doit privilégier, chaque fois que cela est possible, la rencontre entre plusieurs arts, autour d’une dominante (cf. note de service n° 99-094 du 18 juin 1999, B.O. n° 25 du 24-6-1999).

Les modalités spécifiques aux lycées professionnels :

Dans les lycées professionnels, l’atelier accueille des élèves volontaires qui suivent des formations préparant à des diplômes variés (CAP, BEP, baccalauréat professionnel, mention complémentaire...). L’organisation pédagogique doit prendre en compte les différences entre les horaires annuels affectés à la mise en place des ateliers artistiques dans ces diplômes (de 54 à 68 heures pour les BEP, de 48 à 56 heures pour les baccalauréats professionnels) et la planification des périodes en entreprises des élèves des différentes sections. Elle nécessite donc de prévoir une répartition et une articulation précises entre activités collectives et activités individuelles.

Les modes de financement :

Les principes suivants peuvent être adaptés aux situations locales :

-  pour les enseignants, les modes de rémunération (dans le cadre de leur service pour les lycées ou en heures supplémentaires) sont déterminés par les établissements,

-  pour les partenaires, la prise en charge est assurée par le Rectorat et ou la DRAC (accord local). Peuvent également participer au financement les collectivités et des partenaires privés.

Sur ce dernier point, plusieurs cas peuvent se présenter :

I - Partenariat avec une structure culturelle :

-  Financement DRAC : c’est la structure culturelle partenaire qui rémunère directement les intervenants.

-  Financement Rectorat : c’est par l’établissement scolaire que transitera la subvention : les rémunérations et remboursements divers se feront alors sur factures adressées par la structure culturelle à l’établissement scolaire.

Des conventions sont obligatoirement signées entre l’établisse- ment scolaire et les parties concernées.

2 - Partenariat avec des travailleurs indépendants :

L’intervenant est directement rémunéré par l’établissement scolaire, sous forme d’honoraires. Il doit, pour ce faire, présenter une facture à son nom et fournir la preuve de son statut (immatriculation URSAFF et INSEE, n° de SIRET). Il est à noter que certains professionnels (peintres, sculpteurs, photographes, écrivains...) bénéficient de régimes spécifiques et peuvent être affiliés à des structures comme la Maison des artistes ou l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (AGES SA). Sur tous ces points, le comité de pilotage est chargé de proposer les choix souhaitables et d’en informer les chefs d’établissement.

VALORISATION ET EVALUATION DES ATELIERS ARTISTIQUES

L’atelier artistique ne peut fonctionner convenablement que s’il dispose de locaux adaptés et équipés. Il est donc nécessaire de prévoir un aménagement de l’espace à cet effet dans l’établissement scolaire engagé dans cette politique d’éducation artistique et culturelle.

L’implication des élèves, des enseignants et des artistes dans les ateliers doit être valorisée sous des formes qui permettent de faire connaître largement les productions et les �uvres créées dans le cadre de ces ateliers. Enfin, afin de prendre en considération l’effort fourni tout au long de l’année par les élèves participant aux ateliers, les comités de pilotage académiques sont invités à construire, en concertation avec les équipes enseignantes, des grilles indicatives d’évaluation en fonction des objectifs fixés et des acquis des élèves, notamment en matière :

-  de savoirs et de savoir-faire artistiques et culturels,

-  d’expérimentation et d’innovation,

-  d’expression personnelle au sein du groupe.

Ces grilles sont ensuite utilisées par les enseignants coordonnateurs des ateliers. L’implication dans un atelier artistique est l’objet d’une mention annuelle portée au livret scolaire de chaque élève concerné et prise en compte dans son évaluation globale.

MODALITES ACADEMIQUES (Limoges)

Les dossiers de demande de création ou de reconduction d’un atelier sont disponibles sur le site académique, "l’éducation artistique et culturelle" (dans le cadre d’un renouvellement, la demande doit être accompagnée d’un bilan de l’atelier en cours).

Ils doivent être transmis à la cellule de contractualisation du rectorat (jusqu’au 31 mars 2010).

ETABLISSEMENTS CONCERNES

Collège - Lycée - Lycée professionnel

TEXTES OFFICIELS

* Note de service n° 87-186 du 1er juillet 1987 B.O. n° 27 du 9 juillet 1987 (cinéma-audiovisuel, théâtre expression dramatique) * Note de service n°89 - 115 du 18 mai 1989 B.O. n° 21 du 25 mai 1989 (architecture, arts appliqués, arts plastiques, théâtre, cinéma-audiovisuel, musique, photo, danse) * Note de service n°90 - 101 du 7 mai 1990 B.O. n° 20 du 17 mai 1990 (arts du cirque, écriture, patrimoine) * Note de service n° 91 - 210 du 15 juillet 1991 B.O. n° 29 du 25 juillet 1991 * Note de service n° 92 - 163 du 25 mai 1992 B.O. n° 22 du 28 mai 1992 (paysage) * Note de service n° 93 - 170 du 19 mars 1993 B.O. n° 12 du 25 mars 1993 * Note de service n° 94 - 170 du 31 mars 1994 B.O. n° 23 du 9 juin 1994 * Note de service n° 95 - 054 du 8 mars 1995 B.O. n° 11 du 16 mars 1995 * Note de service n° 96 - 128 du 6 mai 1996 B.O. n° 20 du 16 mai 1996 * Note de service n° 2001-103 du 11 mai 2001 B.O. n° 24 du 14 juin 2001

                                                                                                                                                       

Information mise en ligne le 30 novembre 2008 , revue le 24 janvier 2010


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